Fammelette

Je remange mon vomi

J’ai remangé mon vomi !

Janvier ne voulait pas laisser place à février je vous le jure ! Il a traîné la patte et s’est éternisé. Il m’a semblé une année toute entière.  Si l’année 2019 était un mois, elle serait janvier. Oh non, pas janvier ! Je suis contente qu’il s’arrête. En plus, je me sens nauséeuse ces temps-ci… Je remange mon vomi.

Je n’ai pas honte : je remange mon vomi.

Parler d’amour, c’est orner un sentiment de figures caricaturales et fantaisistes. On en fait trop et c’est la catastrophe. On cherche à mettre des mots et c’est la panique. C’est le summum du grotesque ! Les années ont passé, c’est vrai. Je ne suis plus la même. Lui non plus, ou presque. L’incompatible s’écarte.

Les ressemblances deviennent évidence. Je me lance ! Rien n’est inconnu, au contraire, tout est étrangement familier. Et même si je ne comprends pas tout ce qu’il m’arrive, je suis certaine d’une chose : j’écoute mon cœur.

Mon cœur, Il sait tout, alors je l’écoute avec attention.

Un ami qui m’est cher m’a souvent dit « Les choses doivent se faire naturellement. » Telle est la beauté de toute relation. Elle est naturelle donc elle est évidente. Elle est évidente donc elle est forcément naturelle. Tel un retour en adolescence, c’est si simple d’être soi.

Alors voilà, je vide mon sac ! Je le jette sur le vase et le casse. Ça me tracasse. Je me souviens de ces instants de bonheur. Je ne savais juste pas qu’ils se représenteraient sous cette forme. Jamais ! Plus jamais je ne goûterai au bonheur. Je ne veux plus être amoureuse.

10 ans ont passé, c’est vrai. Je m’étais dis : j’efface et je continue et puis finalement je remange mon vomi.

« Mais rien n’efface la première fois. La première fois que l’on tombe amoureux, la première fois que l’on vous ment, la première fois qu’on fait l’amour, la première fois qu’on perd une illusion…»

L’étudiant étranger de Philippe Labro

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