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Se lancer en amour : une drôle d’aventure !

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C’est parti pour une drôle d’aventure !

Nous recherchons tous l’âme sœur. Un être unique et compatible avec soi-même. Par exemple, l’homme assez fou pour nous supporter au quotidien et se lancer dans une drôle d’aventure. Ou encore, la femme assez courageuse pour s’engager. Persuadé(e) de son existence, nous passons parfois une vie entière à chercher sa moitié, parfois sans la trouver.

L’expression « quand on cherche, on trouve » n’a plus aucun sens.

En effet, ce n’est pas en cherchant qu’on le trouve, l’amour, le vrai. Mais on le cherche quand même car il en vaut la chandelle, il paraît !

Mon premier amour est arrivé sans crier gare. D’abord, il s’est présenté en ami et je l’ai apprécié. Et puis, je l’ai aimé. Je l’ai aimé car il m’apportait ce quelque chose en plus. Cette connexion inexplicable, c’était ça l’amour. Je l’ai accepté comme il était, jusqu’à ce que je ne l’accepte plus. Alors je l’ai quitté. Et j’ai continué à chercher quelqu’un qui me conviendrait mieux. Souvent,  je suis allée voir l’opposé. Je voulais quelque chose de totalement différent: ouf, c’est bon, j’ai fait le bon choix ! Celui-là n’est pas comme ça, lui au moins ! 

On veut toujours comparer ses relations.

Dans le fond, on les assimile toutes les unes aux autres. On ne reconnait pas l’autre dans son altérité et sa différence. Tous les mêmes ! Néanmoins, l’amour consiste à trouver l’autre unique en son genre avec toutes ses imperfections. L’autre n’est plus parfait comme on l’entendait et il ne se positionne plus de telle façon qu’il flatte notre ego. Il est sa propre image et plus un selfie de nous-même.

On dit que le vrai amour est incomparable car c’est une drôle d’aventure.

Cela veut-il dire que l’on aime vraiment dès lors que l’on est incapable de comparer ? Peut-on encore parler d’amour lorsque l’on réduit la personne à un objet de comparaison ? J’ai pourtant l’impression d’avoir passé ma vie à comparer. À chaque fois, j’ai voulu modeler l’autre à ma façon, au reflet de ma propre image et de mon narcissisme.

Mon homme parfait était svelte, musclé, diplômé, ambitieux, bilingue, aventurier, indépendant, etc. Et je l’ai eu mon homme parfait ! Je l’ai trouvé et avec tout le package ! Sauf qu’il oubliait de me donner des nouvelles et ne me promettait jamais rien. Il trouvait pénible de me voir et il ne me présentait pas à sa famille ni à ses amis proches. Quelle perle cet homme parfait ! 

Tinder avait pourtant bien fait son travail.

Il était impeccable cet homme à quelque chose près : il ne m’aimait pas. Je voulais quelqu’un qui m’aime moi.

En fait, on n’exige pas l’amour. On s’en ravit lorsqu’il se présente. Ma grand-mère qui n’avait jamais eu le choix de rien me disait souvent de ne pas me prendre la tête et de changer. Et c’est ce que j’ai fait, j’ai changé ! Comme une consommatrice insatisfaite, je suis allée voir ailleurs. Au suivant ! C’est tellement facile. J’aurais pu faire cela encore pendant longtemps.

Et si l’amour était une drôle d’aventure plutôt qu’un choix rationnel ?

L’évaluation rationnelle de ses relations peut avoir un impact sur l’appréciation positive de cette dernière. À toujours vouloir analyser les choses et en chercher un sens, on oublie de juste apprécier l’autre. Si d’emblée, j’avais mis de côté tous ces points superficiels, je me serais vite rendu compte qu’il n’y avait rien d’appréciable à être avec cette personne, et cela même s’il était un produit adapté à mes attentes de consommatrice. 

On dit souvent que les jeunes ne comprennent rien à l’amour.

Au contraire, ils en savent bien plus que nous. Les jeunes vivent sur l’intuition et non sur la raison. Certes, le temps et nos expériences passées nous poussent à agir avec la raison. Avant j’étais insouciante et innocente. Maintenant, je me protège, je réfléchis, je prends du recul et je fais des choix cohérents et rationnels.

Cependant, c’est bien l’intuition qui 10 ans plus tard, m’a fait revenir vers mon premier amour

« Aimer ne fait pas partie de toutes ces choses que les amoureux pourraient juger objectivement; en réalité c’est tout simplement une drôle d’aventure » 

Lou Andreas-Salomé

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