Fammelette

Les filles de la campagne

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Les filles de la campagne de sont pas toujours ce que vous pensez…

C’est un jour comme un autre dans mon village. L’air est doux, le soleil haut dans le ciel. Je me sens chez moi lorsque je marche dans ces petites rues étroites, mon petit labyrinthe à moi. Parfois, je m’y perds mais je retrouve toujours la sortie. Je prends le même chemin que d’habitude à quelque chose près, lorsqu’une voiture croise mon chemin. Le regard de la personne côté passager se pose sur moi. Il est lourd et assassin. Je me fais reluquer. La voiture ralentit, on me parle : « tu peux descendre ton short s’il te plaît ? »

Les filles de la campagne vont vous surprendre !

Il fait chaud aujourd’hui, 26 degrés, mon short en jean me colle à la peau. Impossible de le tirer vers le bas, même si je le voulais. À cet instant, je suis dépourvue de toute bonne volonté, alors je réponds un “non” catégorique. Je suis libre, déterminée et je sais où je vais. Je suis bien dans mes baskets (et dans mon short), et une seule personne veut changer ça en m’imposant sa vision des choses. S’il y a bien une chose que je ne conçois pas, c’est bien qu’on me dise quoi faire. Pire encore, qu’on me dise quoi porter et plus largement qui être en public. 

Je suis actrice, prise dans une spirale descendante, je suis au cœur de l’action.

Je voudrais m’éloigner de la violence qui me fait face. Il ne reste que mes yeux spectateurs qui assistent à la rencontre de deux mondes opposés où le dialogue est impossible. Dans son monde, les filles portent des robes courtes qui dévoilent un décolleté plongeant en lacets mais le mini-short est interdit car il laisse entrevoir un bout de fesses

Tous aux abris !

Je me perds devant tant d’absurdité et je ne sais plus ce qui me choque le plus : me faire agresser verbalement et physiquement dans la rue tout simplement ou me faire agresser verbalement et physiquement dans la rue par deux filles parce que je porte un short ? Et si la véritable ennemie de la femme était la femme ? Je bloque, je ne sais plus quoi écrire comme s’il n’y avait en fait plus rien à dire. Du coup, j’accepte que certains fassent des choix que je ne ferais pas moi-même.

Toute personne est libre de penser ce qu’elle veut et de porter ce qu’elle veut mais elle ne doit en aucun cas l’imposer aux autres.

C’est ce que je pense et j’ai conscience que mon opinion n’est pas sans jugement et qu’au travers de ce texte vous décernerez peut-être mes défauts et mes faiblesses et leurs répercussions sur mon opinion. Parfois j’ai peur, je suis scandalisée et je prends trop les choses à cœur, et cela au détriment de mes actions et mes écrits. Au bout du compte, je fais et j’écris toujours ce que je désire librement. Tout en restant vraie et fidèle à mes convictions, je prends de la hauteur, je me distance de mes émotions surtout si celles-ci me torturent l’esprit. J’éloigne ces pensées néfastes et j’oublie le temps d’un texte que je suis une femme en mini-short. J’arrête de prendre tout ça personnellement et j’accepte cette petite défaite pour écrire avec plénitude.

L‘art de la création exige la liberté et la paix

Virginia Woolf, une chambre à soi

Pour plus de références, visitez ma page Inspirations ici !

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